Le guide national du parachutisme en France

Fiche encyclopédique · Parachutisme militaire

École des troupes aéroportées

L’École des troupes aéroportées est le point commun des parcours militaires qui passent par le saut. À Pau, elle forme les parachutistes des trois armées et de la gendarmerie ; c’est aussi là que s’obtient le brevet de parachutiste militaire.

Insigne de l’École des troupes aéroportées, publié par le ministère des Armées

L’école commune aux trois armées

Appellation courte : ETAP

  • Armée : Armée de Terre, au profit des trois armées et de la gendarmerie
  • Rattachement : 11e brigade parachutiste ; intégrée à la base de Défense de Pau créée en 2010
  • Implantation : Camp Aspirant Zirnheld, 65 hectares au nord-ouest de Pau (Pyrénées-Atlantiques)
  • Filiation : Centre école des troupes aéroportées créé le 16 avril 1946, devenu École des troupes aéroportées le 1er juin 1947
  • Activité : Environ 4 000 stagiaires par an, 40 actions de formation, environ 44 000 sauts
  • Devise : « Par le ciel, pour servir »

Former, expérimenter, garantir la sécurité

L’École des troupes aéroportées est principalement chargée de la formation individuelle et collective, technique et tactique, des parachutistes — cadres comme militaires du rang — des trois armées et de la gendarmerie.

Elle a deux autres fonctions moins connues, que le ministère des Armées énonce explicitement : elle participe aux études et aux expérimentations parachutistes, et elle se positionne comme garante de la sécurité des activités parachutistes. C’est donc à la fois une école, un laboratoire et une autorité technique.

Née au lendemain de la guerre

La formation parachutiste française a une date de naissance institutionnelle, et elle suit de très près la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  1. 1946 — Création, le 16 avril, d’un centre école des troupes aéroportées.
  2. 1947 — Le 1er juin, le centre devient l’École des troupes aéroportées.
  3. 2010 — L’école est intégrée à la base de Défense de Pau, créée cette année-là.

Une direction générale de la formation

L’école est placée sous l’autorité d’un chef de corps commandant d’école disposant d’un état-major. Elle est principalement composée d’une direction générale de la formation et d’une compagnie de soutien.

Le ministère publie sa composition : 33 officiers, 126 sous-officiers, 59 militaires du rang, 41 civils et 16 réservistes.

Du brevet initial au pilote tandem

L’école dispense trois familles de formations :

  • des formations initiales, destinées à l’obtention du brevet de parachutiste militaire et du brevet préliminaire ;
  • des formations d’application, destinées aux cadres des unités aéroportées, du chef de groupe au chef de corps ;
  • des formations de spécialisation : largueurs, chefs largueurs, chuteurs opérationnels — saut à grande hauteur et à très grande hauteur —, pilotes tandem, moniteurs parachutistes et instructeurs au saut à ouverture commandée.

Ces formations représentent environ 4 000 stagiaires par an, répartis en 40 actions de formation, pour environ 44 000 sauts. L’école envoie par ailleurs des équipes de formateurs dans les pays demandeurs et reçoit des détachements étrangers.

Un camp, une prière, un musée

L’école est implantée sur le camp Aspirant Zirnheld, nommé en l’honneur de l’auteur de la prière du parachutiste. Sa devise est « Par le ciel, pour servir ».

Le musée national des parachutistes est installé sur le même site. Le ministère indique qu’il participe au rayonnement et à la promotion de la culture parachutiste en général, et de l’école en particulier.

Le point de passage de tous les parachutistes

Toutes les fiches d’unités parachutistes françaises finissent par mentionner Pau. C’est ici que passe l’engagé du 8e RPIMa pour ses deux semaines de brevet, le jeune dragon du 13e RDP pour sa formation d’adaptation, ou le sapeur du 17e RGP pour ses huit sauts.

C’est aussi le seul endroit où le vocabulaire du parachutisme militaire prend tout son sens : le brevet préliminaire et le brevet militaire pour commencer, puis les qualifications qui séparent celui qui saute de celui qui fait sauter — le largueur —, et celui qui saute à très grande hauteur — le chuteur opérationnel.

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Sources

  • Faits vérifiés le 29 août 2026. Insigne officiel publié par le ministère des Armées, réutilisé sous licence etalab-2.0.
  • ministère des Armées