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Fiche encyclopédique · Parachutisme militaire

1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine

Le 1er RPIMa est une unité des forces spéciales de l’armée de Terre, implantée à Bayonne. Héritier des SAS de la France libre, il relève du Commandement des opérations spéciales et fait du parachutisme une spécialité parmi d’autres.

Insigne régimentaire du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine

L’héritier des SAS

Appellation courte : 1er RPIMa

  • Armée : Armée de Terre — forces spéciales
  • Rattachement : Commandement des actions spéciales Terre ; agit au profit du Commandement des opérations spéciales
  • Garnison : Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
  • Filiation : SAS de la France libre en 1942 ; création du 1er RPIMa en 1960
  • Particularité : Seule unité française affiliée à l’appellation SAS
  • Devise : « Qui ose gagne », de l’anglais Who dares wins

Des effets précis sur l’adversaire

Unité interarmes en alerte permanente, le 1er RPIMa est capable d’armer sans préavis des détachements autonomes. Le ministère des Armées décrit une action visant à générer des effets précis sur l’adversaire — capture, neutralisation, destruction, extraction — ou à acquérir du renseignement préalable à un engagement.

Le régiment est un pôle d’excellence en contre-terrorisme, et il arme l’échelon national d’urgence pour les opérations de libération d’otages en zone hostile.

Des missions d’environnement

Moins connues, elles contribuent pourtant aux mêmes objectifs : formation et accompagnement au combat d’unités étrangères, liaison avec les différents acteurs d’une crise, ou protection rapprochée de hautes autorités en zone de guerre.

Une filiation très spéciale

Le ministère des Armées emploie lui-même l’expression « filiation très spéciale » pour ce régiment, dont l’esprit puise ses racines dans les SAS de la Seconde Guerre mondiale : l’audace, la détermination et l’endurance.

  1. 1942 — SAS de la France libre, qui combattent aux côtés des Britanniques.
  2. 1947 — Guerre d’Indochine : 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes.
  3. 1953 — Afrique du Nord : brigade de parachutistes coloniaux.
  4. 1960 — Création du 1er RPIMa.
  5. 1974 — Le régiment devient groupement opérationnel.
  6. 1992 — Il est rattaché au Commandement des opérations spéciales.

Six compagnies, six spécialités

Le régiment se compose d’un état-major et de six compagnies de sticks d’action spéciale, constituées de dix commandos. Ces détachements sont décrits comme agiles, très réactifs, autonomes et à faible empreinte au sol. Chaque compagnie détient un domaine d’expertise :

  • la 1re : les techniques rares de la troisième dimension, et les actions subaquatiques ou de surface en eaux intérieures ;
  • la 2e : les milieux extrêmes — jungle, montagne, grand froid — ainsi que le sabotage et le franchissement vertical ;
  • la 3e : les patrouilles motorisées, spécialisées dans la reconnaissance et la destruction dans la profondeur ;
  • la 4e : la reconnaissance et l’action autonome en milieu urbain ;
  • la compagnie de commandement et de logistique ;
  • la compagnie d’instruction, qui assure la formation initiale et les cursus SAS.

Le régiment dispose également d’un important vivier de réservistes issus du milieu civil, qui apportent des compétences rares.

Une sélection, puis une école interne

Le recrutement, direct ou au sein des unités de l’armée de Terre, fait l’objet d’une sélection rigoureuse sur des critères intellectuels, physiques et psychologiques. Les équipiers suivent ensuite une formation longue et exigeante avant d’être affectés au sein d’un stick.

Le régiment instruit et qualifie ses hommes au sein de son propre centre de formation à la guerre spéciale.

L’innovation comme méthode

Le régiment est équipé de matériels légers et spécifiques. Une cellule d’étude, de recherche et de développement travaille en permanence avec les équipiers, et de nombreux projets développés puis testés au régiment servent ensuite à l’ensemble des armées.

Les techniques rares de la troisième dimension

C’est la 1re compagnie qui porte cette expertise, et la formulation officielle mérite qu’on s’y arrête : « les techniques rares de la troisième dimension ». Elle désigne ce qui va au-delà du saut d’unité classique — les modes d’infiltration aériens les plus exigeants, souvent combinés à une composante subaquatique.

Ces techniques ne sont pas décrites ici. Le point qui intéresse le lecteur d’un média de parachutisme est ailleurs : dans une unité de forces spéciales, le parachutisme n’est plus seulement un moyen de mise en place collective, il devient une spécialité de compagnie, avec ses qualifications propres.

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Sources