Fiche encyclopédique · Parachutisme militaire
11e brigade parachutiste
La 11e brigade parachutiste est la grande unité aéroportée de l’armée de Terre. Sa place se comprend par l’engagement par la troisième dimension et par l’organisation qui réunit infanterie, appuis, école et centre de formation. Le ministère des Armées la présente comme une brigade d’assaut et d’urgence.
Dans cette page

La grande unité aéroportée
Appellation courte : 11e BP
- Armée : Armée de Terre — brigade interarmes des forces terrestres
- Rattachement : 3e division
- État-major : Quartier Balma Ballon
- Filiation : Héritière des unités aéroportées de la Seconde Guerre mondiale ; brigade sous sa forme actuelle depuis 1999
- Effectif : 7 500 parachutistes, chiffre indiqué par le ministère des Armées en août 2026
- Spécialité : Engagement par la troisième dimension : aérolargage, aéroportage, largage de matériel
Assaut et urgence
La 11e brigade parachutiste est une brigade interarmes légère et polyvalente, spécialisée dans l’intervention par les airs, avec une vocation particulière pour l’engagement dans l’urgence.
Elle se tient en permanence prête à intervenir au travers de la force de réaction rapide aéroportée de l’échelon national d’urgence. Son état-major et un groupement tactique interarmes sont par défaut en alerte à 48 heures tout au long de l’année.
Une logique d’emploi dual
Le ministère décrit trois capacités : combattre sous blindage en tirant parti du combat collaboratif du programme SCORPION ; se déployer dans l’urgence, au besoin par la troisième dimension ; et combattre dans la profondeur, dans le cadre de la manœuvre divisionnaire ou du corps.
De deux divisions à une brigade
La brigade actuelle est l’aboutissement d’une longue série de réorganisations, qui commence avec les unités aéroportées de la Seconde Guerre mondiale et les bataillons parachutistes d’Indochine.
- 1956 — Création des 10e et 25e divisions parachutistes.
- 1961 — Dissolution des deux divisions, qui donnent naissance à la division légère d’intervention.
- 1963 — Elle devient la division d’intervention.
- 1971 — Création de la 11e division parachutiste.
- 1999 — La division devient la 11e brigade parachutiste.
Huit régiments, une école
Le ministère des Armées publie la composition de la brigade :
- quatre régiments d’infanterie : 1er RCP, 3e RPIMa, 8e RPIMa et 2e REP ;
- un régiment blindé : le 1er RHP ;
- un régiment d’artillerie : le 35e RAP ;
- un régiment du génie : le 17e RGP ;
- un régiment d’appui à la mise à terre : le 1er RTP.
S’y ajoutent deux formations spécifiques : un camp d’entraînement et centre de formation initiale des militaires du rang, et l’École des troupes aéroportées, qui assure la formation au saut des parachutistes et des cadres de toutes les armées, directions et services.
Deux unités auprès de l’état-major
La compagnie de commandement et de transmissions parachutistes met en œuvre les systèmes de communication au profit du poste de commandement de la brigade. Le groupement de commandos parachutistes conduit l’entraînement centralisé des commandos de tous les régiments et peut en assurer le commandement en opérations.
Travailler avec les alliés
La brigade travaille en interopérabilité avec ses partenaires et alliés, notamment les Britanniques de la 16th Air Assault Brigade, dans le cadre de l’Airborne Combined Joint Expeditionary Force.
C’est un point souvent oublié : une opération aéroportée d’envergure suppose des avions, des procédures et un vocabulaire communs. L’entraînement conjoint sert d’abord à cela.
Ce que veut dire « troisième dimension »
L’expression revient sur toutes les pages officielles des unités parachutistes, et elle a un contenu précis. Le ministère la définit par trois gestes : l’aérolargage, l’aéroportage et le largage de matériel.
La brigade est la seule grande unité de l’armée de Terre organisée autour de cette capacité. C’est ce qui explique sa composition : on y trouve non seulement de l’infanterie, mais aussi du génie, de l’artillerie, de la cavalerie et de la livraison par air — parce qu’une troupe déposée par les airs doit pouvoir se battre, s’appuyer, franchir et se ravitailler sans attendre l’arrivée d’une colonne terrestre.
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Sources
- Faits vérifiés le 29 août 2026. Insigne officiel publié par le ministère des Armées, réutilisé sous licence etalab-2.0.
- ministère des Armées
