Le guide national du parachutisme en France

Métiers et qualifications

Essais, démonstrations, travail aérien : des missions distinctes

Sauter pour évaluer un équipement, sauter devant un public, sauter pour une mission de travail aérien : ces activités mobilisent des parachutistes très expérimentés, mais elles ne relèvent ni du même métier ni de la même autorisation.

Le parachutiste d’essais

La Direction générale de l’armement (DGA) présente le métier de parachutiste d’essais au sein de DGA Essais en vol. Une publication de 2021 décrit ainsi l’évaluation d’un viseur de casque pour le Rafale : des essais au sol, puis un saut avec les équipements concernés.

C’est un travail d’évaluation technique. Le reportage décrit une mission précise ; rien n’y indique qu’une licence civile ou un brevet militaire ordinaire suffisent pour y accéder.

La démonstration devant un public

Une démonstration se prépare dans un cadre identifié. Le guide de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) consacré aux manifestations aériennes distingue les participants, l’organisation et les exigences propres à chaque manifestation.

Le brevet du sauteur et l’autorisation de l’événement sont deux sujets séparés : un niveau sportif ne permet ni de choisir librement un lieu d’atterrissage, ni de présenter un saut au public.

Construire un projet de métier

Partez du poste et de l’employeur : missions, qualifications, cadre de travail, expérience demandée. Un intitulé qui contient le mot « essais » ne se déduit pas d’une pratique de loisir avancée, et aucune passerelle automatique n’existe depuis une unité militaire.

Les annonces, les formations et les besoins des employeurs se vérifient au moment du projet.

Une image n’est pas un protocole

Une photo spectaculaire ne dit rien du protocole d’essai ni de la décision de navigabilité qui a suivi. Protocoles, procédures et paramètres de saut relèvent des équipes autorisées.

Sources