Fiche encyclopédique · Parachutisme militaire
1er régiment de hussards parachutistes
Le 1er RHP réunit deux univers que l’on oppose souvent à tort : la cavalerie blindée et le parachutisme. Basé à Tarbes, il constitue l’échelon blindé de la 11e brigade parachutiste ; ses origines remontent à 1720 et son caractère parachutiste à 1946.
Dans cette page

L’avant-garde parachutiste
Appellation courte : 1er RHP
- Armée : Armée de Terre — arme blindée cavalerie
- Rattachement : 11e brigade parachutiste, 3e division
- Garnison : Tarbes (Hautes-Pyrénées), garnison indiquée par le site de recrutement de l’armée de Terre
- Filiation : Régiment de hussards levé en 1720 par le comte de Bercheny, devenu 1er régiment de hussards en 1791, parachutiste en mars 1946
- Particularité : Seul régiment français à la fois cavalier et parachutiste
- Devise : « Si tu as tout perdu, souviens-toi qu’il te reste l’honneur »
L’échelon blindé d’urgence
Le 1er RHP remplit les missions classiques d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs. La différence tient à qui il appuie : il le fait au profit d’une brigade parachutiste, ce qui impose des modes d’action particulièrement agiles et un matériel aérolargable ou aérotransportable.
Le ministère résume sa fonction en une formule : fournir par la troisième dimension l’échelon blindé d’urgence de toutes les interventions de la 11e brigade parachutiste. Son peloton de commandos parachutistes complète ce volant tactique en améliorant ses capacités de renseignement et en permettant un appui à la mise à terre.
Trois siècles de hussards
Peu d’unités parachutistes ont une histoire aussi longue. Celle du 1er RHP commence bien avant l’invention du parachute militaire, et le régiment n’est devenu aéroporté qu’au milieu du XXe siècle.
- 1720 — Le comte de Bercheny, patriote hongrois réfugié, lève à Constantinople un régiment de hussards qu’il met au service de Louis XV.
- 1791 — Le régiment devient le 1er régiment de hussards. Il se distingue à Jemmapes en 1792 et à Castiglione en 1796, puis dans toutes les campagnes de l’Empire.
- 1855 — Sébastopol vient enrichir son étendard.
- 1914-1918 — Il se distingue à La Mortagne en 1914 et à La Serre en 1918.
- 1940 — Au Mont Dieu, 400 hussards stoppent pendant trois jours, au prix de lourdes pertes, l’avancée de cinq bataillons allemands. Dissous après l’armistice, le régiment renaît dans la Résistance.
- 1946 — En mars, le régiment devient parachutiste. L’un de ses escadrons est engagé en Indochine.
- 1956-1962 — Il combat en Algérie jusqu’à la fin de la guerre.
- Depuis — Liban, théâtres africains, guerre du Golfe, puis les opérations modernes, qui lui valent des citations pour l’Afghanistan, la République centrafricaine et le Mali.
Sept escadrons et un peloton
Le ministère des Armées publie l’articulation du régiment :
- un escadron de commandement et de logistique ;
- deux escadrons blindés sur AMX 10 RC ;
- deux escadrons de reconnaissance et d’investigation antichars, sur VBL et GRIZZLY ;
- un sous-groupement de renseignement de contact ;
- un escadron de réserve opérationnelle ;
- un peloton de commandos parachutistes.
Chaque escadron porte sa propre devise — « Second de personne », « Sans répit », « Toujours plus oultre », « Au-delà du possible » — une particularité que le ministère prend soin de détailler.
Du blindé qui saute
La singularité du régiment tient à son matériel, qui doit être à la fois blindé et transportable par air. Le véhicule blindé léger est ainsi aérolargable : il peut être transporté à bord d’un aéronef puis parachuté en urgence sur une zone de conflit. L’engin blindé de reconnaissance AMX 10 RCR, adopté fin 2009, est aérotransportable et peut être employé dans le cadre d’un posé d’assaut.
Le GRIZZLY
Véhicule de reconnaissance et d’avant-garde aéroportée, il est conçu pour fournir des capacités d’infiltration et d’exfiltration en totale autonomie pendant plusieurs jours, en environnement dégradé. Le 1er RHP est le seul régiment de cavalerie à en être équipé.
Faire arriver un blindé par les airs
Le cas du 1er RHP illustre bien une chose : dans une brigade parachutiste, l’enjeu n’est pas seulement de faire sauter des hommes, mais de faire arriver avec eux ce dont ils ont besoin pour tenir. Un groupement parachuté sans appui blindé et sans capacité antichar reste vulnérable.
C’est le rôle de ce régiment, et c’est pourquoi le ministère le qualifie de seule force blindée, polyvalente et modulaire, apte à l’engagement par les airs. Son peloton de commandos parachutistes agit lui en petites équipes, avec une grande autonomie.
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Sources
- Faits vérifiés le 29 août 2026. Insigne officiel publié par le ministère des Armées, réutilisé sous licence etalab-2.0.
- ministère des Armées
- Armée de Terre — Sengager.fr
