Métiers et qualifications
Pilote largueur : le métier et les rôles à bord
Le pilote largueur conduit l’avion qui emmène les parachutistes ; les sauteurs et le responsable de séance ont leurs propres rôles. Pour exercer, il faut le titre de pilote adapté, la formation au largage et le respect du régime d’exploitation applicable.
Dans cette page
Piloter l’avion, piloter le parachute
Un brevet de parachutiste ne donne aucun droit de piloter l’avion, et une licence de pilote ne prépare pas, à elle seule, au largage. La coordination concerne l’équipage, l’organisation des sauts et les intervenants au sol.
Le rôle de chacun à bord dépend de la configuration et du cadre de la séance : un petit avion de club ne se gère pas comme un avion de transport.
Le régime d’exploitation
La direction générale de l’aviation civile (DGAC) distingue les exploitations spécialisées, relevant de la partie SPO du règlement européen, de certains vols non commerciaux relevant de la partie NCO. Des vols de largage associatifs peuvent entrer dans des dispositions particulières, sous conditions : le statut d’association n’est pas une dispense générale.
Pilote et exploitant identifient donc d’abord le cadre applicable. Avion, ULM et hélicoptère ne se traitent pas par analogie.
Pilote non professionnel : trois conditions
L’arrêté du 13 mars 1989, toujours en vigueur, fixe trois conditions pour qu’un pilote non professionnel d’avion largue des parachutistes : une licence de pilote d’avion, 200 heures de vol comme commandant de bord d’avion, et la formation appropriée décrite en annexe du texte.
À l’issue de cette formation, l’instructeur porte sur le carnet de vol la mention « Apte au largage de parachutistes », avec ses références, la date et sa signature ; les services de l’aviation civile l’enregistrent au premier renouvellement de la licence. Ce texte encadre une activité ; il n’autorise pas tout pilote privé à larguer contre rémunération. Pour un emploi, l’exploitant et l’autorité compétente confirment les licences, qualifications, expérience et formations requises.
À bord, qui fait quoi
Avant une séance, chacun doit savoir à qui s’adresser pour une question de vol, d’embarquement ou de saut. Pour le parachutiste, l’essentiel est le briefing propre au centre et à l’avion.
Pour un appareil donné, seuls le manuel de vol et les procédures de l’exploitant font foi.
