Le guide national du parachutisme en France

Apprentissage, brevets et autonomie

Sauter seul, être breveté, être autonome : trois notions différentes

« Sauter seul », « être breveté » et « être autonome » ne veulent pas dire la même chose. Dès le brevet A, on saute sans moniteur en chute, mais toujours dans le cadre de son école. Un brevet atteste des capacités précises. L’autonomie, enfin, répond à des conditions qui lui sont propres.

Sauter seul, dans le cadre de son école

Le brevet A atteste que vous êtes capable de sauter sans l’assistance d’un moniteur, dans une école agréée par la Fédération française de parachutisme (FFP). Le cadre de la séance et les limites liées à votre niveau restent en place : sauter seul ne veut pas dire sauter sans encadrement.

Quand quelqu’un dit « je saute seul », il peut parler de l’absence de moniteur en chute, du pilotage de son propre parachute ou d’une capacité attestée par un brevet. Ce sont trois réalités différentes.

Chaque brevet a sa fonction

A, B, BPA, C et D sont tous des brevets fédéraux, mais ils ne jouent pas le même rôle. Le brevet parachutiste autonome (BPA) concerne la pratique autonome ; le C ajoute des capacités d’encadrement ; le D ouvre les sauts de démonstration et certains sauts spéciaux. Ce n’est pas une échelle à gravir entièrement : chaque brevet répond à un projet. Selon la directive technique fédérale en vigueur, la majorité est exigée pour le BPA et le C, pas pour le D.

Le BPA ne se confond pas avec le statut de pratiquant autonome défini par le Code du sport à l’article A322-152. Les deux demandent au moins cent sauts, mais le statut réglementaire repose sur des aptitudes propres à cet article, sans référence à un brevet fédéral : ils coïncident sur ce seuil sans se déduire l’un de l’autre.

Les spécialités et les qualifications ont leurs propres prérequis. Pour choisir la suite, partez de la pratique que vous voulez apprendre, puis voyez ses conditions avec le directeur technique de votre école.

Certains sauts restent réservés

Les sauts spéciaux dépendent aussi du brevet détenu. La directive technique fédérale réserve les sauts à haute altitude et les sauts de nuit aux titulaires du BPA. Les sauts depuis un ULM, un deltaplane, un ballon ou un parapente, les sauts sur l’eau et ceux avec emports spéciaux sont réservés aux titulaires du brevet C ou D. Le Code du sport, à l’article A322-153, les interdit en outre aux élèves encore en progression.

Pour savoir où vous en êtes, faites le point sur trois éléments : les acquis inscrits au carnet, le brevet ou la qualification visé, et les évaluations qui restent à passer. Un nombre de sauts ne fait pas un brevet, et un brevet civil ne vaut ni qualification militaire ni titre professionnel.

Sources