Le guide national du parachutisme en France

Préparer un premier saut

Peur, vertige, appréhension : en parler avant de sauter

Avoir envie de sauter tout en appréhendant la hauteur, l’avion ou la sortie est courant. Le plus utile est de mettre des mots précis sur ce qui vous inquiète : vous pourrez en parler avec l’équipe du centre, et décider sans pression si le projet vous convient.

Vertige ou peur du vide, deux choses différentes

L’Assurance maladie distingue le vertige, une impression que l’environnement ou soi-même est en mouvement, de la peur des hauteurs, qui n’est pas un trouble de l’équilibre. Dire « j’ai le vertige » peut donc désigner l’un ou l’autre.

Une vraie sensation de déséquilibre mérite un avis médical. On entend souvent qu’on n’a pas le vertige en parachute, faute de lien avec le sol. Personne ne peut pourtant vous le garantir, et le récit enthousiaste d’un autre passager ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Dire précisément ce qui vous inquiète

Être enfermé dans l’avion, ne pas comprendre les consignes, le moment de la sortie, l’ouverture du parachute, l’atterrissage : chacune de ces craintes appelle une réponse différente. En les nommant, vous permettez à l’équipe de vous expliquer ce qui se passe à ce moment-là.

Demandez comment se déroulent l’accueil et le briefing, et quand vous pourrez poser vos questions avant de vous équiper. Une visite au centre, avant de fixer une date, permet aussi de découvrir les lieux.

Vous pouvez reporter ou renoncer

Si vous ne vous sentez plus en état de sauter, ou si une consigne vous échappe, dites-le à l’encadrement tout de suite. N’attendez pas d’être dans l’avion pour signaler une difficulté que vous ressentez déjà au sol.

Décider de sauter et savoir ce que prévoit le contrat en cas de report sont deux questions distinctes. La seconde se lit dans les conditions du prestataire ; aucune ne justifie de cacher un problème de santé ou une difficulté à suivre le briefing.

Pour un saut offert, assurez-vous que la personne en a vraiment envie : un cadeau ne doit pas devenir une obligation d’embarquer.

Le bon interlocuteur pour chaque question

Le centre vous explique le déroulement du saut et ses conditions d’accueil. Une question de santé relève d’un médecin, et de lui seul : en cas de vertiges, de malaises ou d’anxiété importante, demandez son avis avant de programmer le saut.

La Fédération française de parachutisme (FFP) met à disposition un outil d’information médicale, PARA-CLIC, destiné aux médecins comme aux pratiquants ; il ne remplace pas cet avis.

S’intéresser au parachutisme n’engage à rien : vous pouvez vous informer, visiter un centre et décider plus tard.

Sources