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Les examens du parachutiste professionnel : théorie et pratique
Le brevet de parachutiste professionnel se passe en deux temps : des épreuves théoriques écrites, puis des épreuves pratiques en vol, sauts et largage de matériel. Programme, notation et jury sont fixés par l’arrêté du 25 avril 1962 ; la direction générale de l’aviation civile (DGAC) organise les sessions.
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Deux temps et un délai à tenir
L’examen permettant d’obtenir le brevet et la licence comprend des épreuves théoriques et des épreuves pratiques (arrêté du 25 avril 1962, article 1er). Le candidat peut se présenter aux épreuves théoriques avant d’avoir réuni les conditions de sauts, mais n’est admis aux épreuves pratiques qu’après les avoir remplies. Le délai entre les deux doit rester inférieur à douze mois, sauf dérogation accordée notamment sur proposition du président du jury en cas de force majeure (arrêté du 3 décembre 1956, article 5).
Un jury composé d’un président, de deux vice-présidents et d’examinateurs spécialisés par matière arrête les sujets, note les candidats, approuve les aéronefs, parachutes et matériels utilisés en pratique, délivre le certificat d’aptitude et décide de l’admission (article 5 de l’arrêté de 1962). Le président désigne les examinateurs, dont celui chargé du contrôle des épreuves pratiques.
À ne pas confondre. Les épreuves des brevets fédéraux se passent dans une école agréée par la fédération ; la certification du BPJEPS ou du DEJEPS relève d’un jury organisé sous l’autorité du ministère chargé des Sports (guide sur l’encadrement) ; l’examen décrit ici est celui de l’aviation civile.
Examen théorique : cinq matières
L’annexe de l’arrêté de 1962 fixe les matières, la durée des épreuves et leurs coefficients :
- Aérodynamique — une heure, coefficient 1 ;
- Construction des parachutes et équipements — une heure, coefficient 1 ;
- Technique de mise en œuvre des parachutes et utilisation — deux heures, coefficient 2 ;
- Météorologie — une heure, coefficient 1 ;
- Réglementation aérienne — une heure, coefficient 1.
Le nombre de points minimal nécessaire à l’admission est de 60 ; toute note inférieure à 5 sur 20 dans une matière est éliminatoire (article 2). Le programme couvre notamment la dynamique du solide et l’écoulement autour d’un profil, les voilures hémisphériques et les ailes, les matériaux et systèmes d’ouverture, les parachutes de charge, la préparation d’un largage, les sauts spéciaux, la physiologie, l’évacuation d’un aéronef, la navigation élémentaire, l’altimétrie, les phénomènes dangereux et la réglementation applicable au navigant, au matériel, à l’activité, aux exploitants et à l’espace aérien.
La DGAC indique qu’aucune formation théorique approuvée n’est requise, que la préparation est laissée à l’initiative des candidats, qu’une session est organisée par an, en métropole au centre d’examen de Paris, des centres pouvant être ouverts outre-mer en cas de candidature. Le calendrier des examens théoriques des personnels navigants professionnels est fixé chaque année par arrêté, et les modalités communes d’organisation par l’arrêté du 22 février 2008 : dossier d’inscription, redevance d’examen, justification d’identité, sanctions de la fraude, communication des résultats et demande écrite du certificat d’aptitude.
Épreuves pratiques en vol
Les épreuves pratiques consistent en épreuves en vol comprenant une épreuve de sauts et une épreuve de largage de matériel (article 3 de l’arrêté de 1962). Elles se déroulent avec des aéronefs, parachutes et matériels dont le choix est approuvé par le jury, en présence d’un examinateur qui établit un rapport. L’examinateur apprécie la précision du candidat, son aptitude à exécuter les manœuvres en sécurité et sa prise en compte des facteurs humains (annexe, article 5).
L’épreuve de sauts confie au candidat la préparation des sauts, les instructions au pilote, le choix de l’axe et du point de parachutage et le guidage de l’aéronef. Elle comporte six sauts : un saut sans instrument depuis une altitude inconnue avec ouverture à une hauteur imposée, obligatoirement en premier ; un saut de chute en position dos avec tours alternés ; un enchaînement de figures sur les trois axes ; une précision d’atterrissage sur terrain inconnu ; puis deux sauts de technique de groupe, le dernier avec l’examinateur. Une tolérance d’atterrissage est fixée pour l’ensemble des sauts, resserrée pour le saut de précision.
L’épreuve de largage de matériel consiste à préparer et réaliser complètement une mission de largage : préparation administrative et matérielle, conditionnement puis largage de deux charges équipées chacune d’un parachute de charge hémisphérique, en deux passages successifs sur des axes différents, vers une zone de poser dont le centre est matérialisé. Les valeurs de hauteur, de masse, de surface et de rayon figurent dans l’annexe de l’arrêté ; elles se lisent dans le texte en vigueur avant toute préparation.
Se présenter aux épreuves pratiques
Pour se présenter aux épreuves pratiques, le candidat fournit une attestation de niveau de connaissances et d’entraînement signée par un instructeur de parachutiste professionnel dont la qualification est en cours de validité (article 3 de l’arrêté de 1962). Le formulaire de candidature de la DSAC liste les autres pièces : l’acte de candidature avec la référence de la carte de stagiaire, l’original du certificat d’aptitude aux épreuves théoriques en état de validité, une attestation du nombre de sauts, le cas échéant l’attestation de l’enseignement homologué suivi, le certificat médical, des photographies et une pièce d’identité, ainsi que le justificatif de la redevance.
En cas d’échec, le candidat peut se représenter aux épreuves pratiques pendant toute la durée de validité de son certificat d’aptitude, un entraînement supplémentaire pouvant être exigé entre deux tentatives. Les fraudes entraînent l’exclusion de la session et, éventuellement, l’interdiction de se présenter à des sessions ultérieures (article 4).
Du certificat d’aptitude à la licence
La réussite aux deux volets ouvre la délivrance du brevet, acquis définitivement, et de la licence, valable douze mois, selon le modèle défini par le ministre chargé de l’aviation civile. Le guide brevet et licence détaille les privilèges et le renouvellement ; le guide des qualifications décrit les étapes suivantes.
Ces examens ne sont ni ceux des brevets fédéraux, passés dans une école agréée par la fédération, ni ceux du BPJEPS ou du DEJEPS, dont les jurys sont organisés sous l’autorité du ministère chargé des Sports et décrits dans le guide sur l’encadrement. Le guide-pilier situe ces épreuves dans le parcours.
Ailleurs sur le site
Sources
- Légifrance — arrêté du 25 avril 1962 relatif au programme et régime de l’examen (version consolidée, annexe comprise) ; Légifrance — arrêté du 3 décembre 1956, articles 5 et 9 ; Légifrance — arrêté du 22 février 2008 relatif aux modalités d’organisation des examens théoriques des personnels navigants professionnels ; DGAC — examens théoriques et pratiques pour devenir personnel navigant ; DSAC — formulaire 123FormExa.
