Parachutisme militaire
Comprendre les brevets militaires et la suite du parcours
Les brevets parachutistes militaires répondent à des formations, des fonctions et des besoins différents : ils ne forment pas une échelle unique. Et après le brevet, l’entraînement et le suivi des compétences conditionnent la suite de l’activité.
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Quatre familles de titres
Quatre familles se distinguent : la préparation militaire parachutiste, le brevet militaire de parachutiste, les qualifications opérationnelles de spécialité et les fonctions d’encadrement. Le brevet de la préparation ne se confond pas avec celui du cursus militaire, et devenir moniteur ou instructeur n’est jamais la suite automatique d’un engagement.
L’École des troupes aéroportées (ETAP) distingue elle-même formation initiale, formation des cadres et formation de spécialisation. Cette dernière regroupe notamment les largueurs, les chefs largueurs, les chuteurs opérationnels, les pilotes de parachute biplace, les moniteurs et les instructeurs au saut à ouverture commandée.
Ouverture automatique et ouverture commandée
En ouverture automatique, le parachute se déploie grâce à une liaison avec l’avion ; en ouverture commandée, le parachutiste déclenche lui-même l’ouverture, dans le cadre de sa formation et de sa mission.
Les exigences médicales militaires distinguent d’ailleurs ces deux types de saut : réussir l’un ne prouve pas l’aptitude à l’autre.
Sauteurs et encadrants
Sauteur opérationnel, moniteur et instructeur répondent à des fonctions différentes, chacune avec son public, son autorité de formation et sa qualification : c’est par là que se compare une formation, plus que par sa durée.
La qualification de pilote de parachute biplace opérationnel (PBO) est une spécialisation à part. Les brevets civils de la Fédération française de parachutisme, A, B, BPA, C et D, relèvent d’un tout autre cadre, sans correspondance avec les titres militaires.
Après le brevet, rester entraîné
Un brevet obtenu ne dispense ni du suivi médical, ni de l’entraînement régulier, ni de la prise en compte des qualifications par l’unité. Après un incident survenu le 23 septembre 2020 lors d’une mission de largage de parachutistes du 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP), près de Ger-Azet, dans les Hautes-Pyrénées, le Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État (BEA-É) a publié un rapport qui décrit notamment l’organisation d’une semaine de largage consacrée au maintien des compétences.
C’est l’organisation d’une unité, à une date donnée, pas un quota de sauts valable partout : maintien des compétences, reprise après une interruption et accès aux séances se voient avec l’encadrement militaire.
