Le guide national du parachutisme en France

Parachutisme militaire

Brevet militaire de parachutiste

Le brevet militaire de parachutiste marque une formation au saut dans le parcours d’un militaire destiné aux troupes aéroportées. Pour le comprendre, séparez le stage qui le conduit, les conditions de son attribution et la suite du parcours dans l’unité.

Insigne du brevet militaire de parachutiste

Le brevet, un passage dans un parcours déjà engagé

Le brevet militaire de parachutiste ne se présente pas comme une porte d’entrée indépendante. Il intervient dans un parcours militaire déjà engagé, pour des personnels appelés à servir dans une unité aéroportée. Il valide l’apprentissage du saut à ouverture automatique ; l’affectation, la fonction et la suite du parcours relèvent, elles, de l’institution et de l’unité.

La formation se déroule habituellement à l’École des troupes aéroportées, à Pau. Le 2e Régiment étranger de parachutistes, à Calvi, dispose d’un dispositif particulier. Le cadre change, pas l’intention : donner à chacun des repères sûrs avant de rejoindre l’activité aéroportée de son unité.

Deux semaines pour apprendre avant de sauter

Le cycle se déroule sur deux semaines. Il commence au sol : équipement, sortie de l’avion, position sous voile, arrivée au sol. Chaque phase est travaillée sur les installations d’instruction avant d’être retrouvée en vol. Ce temps peut sembler discret ; il donne pourtant sa cohérence à la suite.

L’objectif n’est pas de produire une impression de facilité. Il est de comprendre ce qui arrive, de répéter les gestes attendus et d’entrer dans le saut avec des repères communs. La progression est encadrée, collective et attentive à la sécurité.

Six sauts, une progression à parcourir

Le programme public amendé de 2022 prévoit six sauts. Les premiers, de jour, font le lien entre les gestes répétés au sol et l’expérience réelle. Les suivants introduisent progressivement les conditions prévues par la formation, jusqu’au saut de nuit.

Il ne s’agit pas d’aligner six sorties. Chaque saut prend place dans une progression précise : vérifier les bases, prendre confiance dans les procédures et acquérir le niveau attendu pour la suite de l’activité aéroportée. Le brevet est une étape fondatrice ; il n’épuise pas les savoir-faire du parachutiste militaire.

Après le brevet, la vie de l’unité reprend

Une fois attribué, le brevet reconnaît l’aptitude au saut à ouverture automatique dans le cadre des activités aéroportées. Il devient un repère dans le parcours du militaire. Ce qui suit dépend de l’unité, de la fonction exercée et de la formation qui se poursuit au régiment.

Le saut reste une qualification militaire, entretenue dans un cadre collectif. Il ne se confond ni avec un brevet sportif, ni avec une équivalence entre titres civils et militaires.

Une qualification complémentaire dans certains parcours

Le brevet peut aussi faire partie d’une formation complémentaire. Il peut notamment apparaître dans certains parcours d’élèves-officiers de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, qui réunit entre autres l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et l’École militaire interarmes (EMIA). Il s’inscrit alors dans une formation plus large, tout en gardant la même nature : une qualification obtenue dans un cadre collectif, puis mise en œuvre au sein des unités qui l’emploient.

Sources