Le guide national du parachutisme en France

Parachutisme militaire

Aptitude médicale et sélection pour le parachutisme militaire

Pour devenir parachutiste militaire, trois décisions se succèdent, prises par des autorités différentes : l’aptitude médicale, la sélection et l’admission en formation. Un bon niveau sportif aide, mais ne permet pas de conclure à l’aptitude au saut.

Une aptitude médicale propre au saut

L’instruction du Service de santé des armées du 19 décembre 2024 relative à l’aptitude au parachutisme militaire prévoit une évaluation adaptée aux contraintes physiques et environnementales du saut. Elle distingue l’expertise initiale, avant l’admission en formation, et les visites d’aptitude qui suivent tout au long du parcours.

Les exigences varient selon le type de saut et l’emploi. Un certificat délivré pour un club de parachutisme sportif, ou toute autre aptitude civile, ne vaut pas décision d’aptitude militaire.

Une décision prise en consultation

Une affection, une intervention chirurgicale ancienne ou un résultat d’examen s’apprécient dans leur contexte, par le médecin qui conduit la visite : aucun tableau lu en ligne ne permet de se déclarer apte, inapte ou dérogatoire.

Préparez la visite en réunissant les documents demandés et en exposant précisément vos antécédents. Interrompre un traitement ou taire un problème de santé ne change rien à l’aptitude réelle, et expose à un vrai risque en vol.

Une sélection selon la voie choisie

Militaire du rang, sous-officier, officier ou réserviste ne passent pas la même sélection, et une spécialité ou une unité peut ajouter ses propres épreuves.

Il n’existe donc pas de barème unique, de tractions ou de temps de course, pour toutes les candidatures parachutistes : seules la convocation et la documentation de la sélection engagée disent quelles épreuves préparer.

Après une décision médicale

La portée d’une décision d’aptitude et les démarches possibles s’expliquent auprès du service de santé compétent. L’instruction prévoit des procédures d’expertise pour certaines situations complexes, sans qu’une dérogation soit pour autant systématique.

Se préparer, c’est se présenter informé, disponible et prêt pour les évaluations autorisées. Le rôle du recruteur et celui du médecin restent distincts.

Sources