Le guide national du parachutisme en France

Histoire, patrimoine et culture

Pionnières et personnalités du parachutisme : premiers repères

De Jeanne-Geneviève Labrosse, première femme parachutiste en 1799, à Monique Laroche, championne du monde en 1951, puis à Colette Duval, l’histoire du parachutisme a aussi été écrite par des femmes longtemps moins visibles. Voici trois parcours pour commencer.

Jeanne-Geneviève Labrosse et André-Jacques Garnerin

Le Musée de l’Air et de l’Espace, dans sa notice consacrée à un éventail des Garnerin, présente Jeanne-Geneviève Labrosse comme la première femme parachutiste, en 1799. Il souligne aussi son rôle dans le dépôt du brevet du parachute au nom de Garnerin, le 11 octobre 1802.

Le musée replace ces événements dans les démonstrations aérostatiques du couple. Un saut, un brevet d’invention et la diffusion d’une technique sont trois moments distincts, qui n’ont pas la même date.

Monique Laroche et le premier championnat du monde

La Fédération française de parachutisme (FFP) situe le premier championnat du monde de parachutisme sportif en 1951, à Lesce-Bled, en Yougoslavie : Monique Laroche s’y impose chez les femmes, Pierre Lard chez les hommes. Les premiers records français sont alors enregistrés par la Fédération aéronautique internationale (FAI), seule autorité compétente pour homologuer les records aériens et parachutistes.

Les femmes participent donc, dès les premières compétitions internationales, à la construction du sport.

Colette Duval

La Bibliothèque nationale de France présente Colette Duval (1930-1988) comme championne du monde de parachutisme en chute libre et cascadeuse, et référence son autobiographie, S’en fout la mort, publiée en 1986. Ce type de notice aide à retrouver les bonnes références et à éviter les homonymes.

Une autobiographie, un article de presse de l’époque et une homologation sportive n’ont pas la même valeur de preuve : pour établir une performance, c’est le document adapté qu’il faut chercher.

Sources