Le guide national du parachutisme en France

Voiles et équipement

Voiles rondes et ailes : formes, caissons et renforts internes

Les parachutes se rangent en deux grandes familles : les voiles dites « rondes » et les ailes à caissons du parachutisme sportif. La silhouette indique la famille ; elle ne dit pas tout d’une voile, dont la construction se lit dans la documentation du modèle.

Les voiles « rondes », plus variées qu’il n’y paraît

La famille dite « ronde » réunit des architectures qui ne sont pas toutes des demi-sphères. Safran, par exemple, classe l’ensemble de parachutage du combattant parmi ses parachutes tactiques et décrit sa voilure comme multiconique.

« Rond », « hémisphérique » et « multiconique » ne sont donc pas interchangeables : le modèle et son usage documenté en disent plus qu’une silhouette.

L’aile à caissons

Une aile de parachutisme se compose d’une surface supérieure, d’une surface inférieure et de cloisons internes ; l’air qui y entre donne sa forme à cette construction souple. On parle d’ailes de sept ou de neuf caissons.

Le nombre de caissons ne correspond ni à une surface en pieds carrés ni à un niveau de brevet : deux modèles qui en comptent autant peuvent viser des usages différents.

Forme en plan et renforts internes

La forme en plan, c’est le contour de l’aile vue de dessus. Le terme anglais crossbraced désigne autre chose : des renforts diagonaux internes. JYRO précise ainsi que sa Crossfire 3 n’est pas crossbraced malgré son nom : une appellation commerciale ne décrit pas une construction.

Les caractéristiques de construction d’un modèle se lisent dans la documentation de son constructeur, et ne valent que pour ce modèle.

Comparer deux voiles

Une comparaison utile précise la surface et sa méthode de mesure, la géométrie, les matériaux, la construction et le domaine d’emploi ; le mot « elliptique » ou un nombre de caissons ne remplacent aucune de ces informations.

En France, quelle que soit la construction, la surface minimale de voilure principale autorisée est fixée par la directive technique n° 48 de la Fédération française de parachutisme (FFP), selon le nombre de sauts et le poids. Le choix d’une voile se fait avec les notices du constructeur et l’encadrement.

Sources